Durée du traitement

La durée du traitement peut varier en fonction de la situation clinique. De manière générale, le plan de traitement implantaire se déroule en plusieurs étapes.

1ère étape : consultation

La décision de réaliser un traitement implantaire doit découler de la ferme certitude que ce type de réhabilitation sera plus bénéfique pour le patient que toutes autres alternatives prothétiques.

Bilan général :

Un questionnaire médical daté et signé doit obligatoirement être rempli par le patient. Ce questionnaire permettra de dégager les contre-indications relatives ou absolues au traitement implantaire, la frontière entre les deux n’étant pas parfaitement définie.

Les implants sont contre-indiqués chez les enfants, les personnes très âgées ou infirmes, incapable de subir une intervention chirurgicale prolongée et d’avoir une hygiène buccal adéquat. Les cardiopathies à haut risque, un diabète non contrôlé, certaines pathologies du système rénal ou respiratoire sont autant de pathologies qui peuvent contre-indiquer le traitement implantaire.

Certaines habitudes de vie ont aussi leur importance, tabac, alcool et drogue ont une incidence négative sur les traitements implantaires.

Motivation et psychologie du patient :

Il est important de déterminer la demande, la motivation, la disponibilité et l’état psychologique du patient.

La demande et les termes employés par le patient sont très important, par exemple un patient totalement édenté qui souhaite juste améliorer la rétention de sa prothèse mandibulaire sera traité par 2 implants avec attachements, si ce même patient souhaite une prothèse moins volumineuse et fixe, la traitement sera complètement différent et nécessitera la mise en place d’un nombre d’implants plus important.

Etiologie de l’édentement :

Les causes des pertes dentaires (carie, maladie parodontale, traumatisme) ont une importance considérable dans l’établissement du plan de traitement.

Examen clinique :

Lors des examens exo et endo-buccal de nombreux facteurs sont relevés.

L’hygiène buccale du patient doit être évaluer et éventuellement améliorée avant tout traitement implantaire. Les volumes osseux, l’état des des dents résiduelles, la qualité de la gencive… sont des éléments essentiels au diagnostic.

Examen radiographique :

La radiographie panoramique, généralement réalisé avec un coefficient d’agrandissement de 1,1 à 1,4 permet de visualiser :

• les pathologies dentaires et osseuses ;

• le volume osseux disponible ;

• le rapport avec les obstacles anatomiques (nerf dentaire, sinus.. .)

Ce type de cliché permet avec l’examen clinique de savoir si un cas est plus ou moins favorable à l’implantation

Le scanner permet d’obtenir 3 types de coupes axiales, frontales et coronales à grandeur réelle et permet d’analyser :

• le volume osseux (grandeur réel);

• rapport avec les obstacles anatomiques ;

• qualité osseuse ;

• Présence de lésions.

L’ensemble des éléments récoltés lors de ces différentes séances va permettre de déterminer si un cas est plus ou moins favorable au traitement implantaire. Différentes options de traitements se présenteront alors et devront être discuter entre praticiens et soumise au patient.

Dans le cas de greffes osseuse ou gingivale, les techniques chirurgicales et sites de prélèvements doivent être indiqués au patient, dans le cas de comblement osseux, le patient doit être informé sur les matériaux utilisés…

On pourra alors choisir en fonction de ces éléments le protocole et la technique chirurgicale.

2ème étape: Phase chirurgicale

L’intervention se déroule généralement sous anesthésie locale. En fonction du nombre d’implants à poser et leurs emplacements en bouche, le temps peut varier.
Par exemple, il faut prévoir environ 20 minutes pour la pose d’un implant unitaire.
Alors qu’il faut prévoir environ 1 heure pour poser 4 implants.

 

3ème étape: Contrôle de l’ostéo-intégration

La validation de l’ostéointégration se fait généralement de manière clinique et radiologique selon des critères édictés par Albrektsson (1986). Ces facteurs sont encore d’actualité:

  • absence de mobilité;
  • absence de signe d’infection visible cliniquement et radiologiquement;
  • absence de douleur à la percussion;
  • perte osseuse marginale limitéeperte osseuse marginale inférieur à 1,5 mm durant la première année de mise en fonction puis inférieure à  0,2 mm par an.

4ème étape: Phase prothétique

 

L’ostéointégration validée, le dentiste prend une empreinte qui servira à la fabrication de la prothèse dentaire.
2 à 6 séances sont généralement nécessaires pour cette phase prothétique en fonction du type de protèse.