Historique

Dans les années 1950, le professeur Branemark en Suède étudie la circulation sanguine et la cicatrisation osseuse. Pour observer ces phénomènes, il utilise des chambres optiques en titane insérées dans un péroné de lapin. Une fois l’expérimentation terminée, ces dispositifs s’avèrent difficile à retirer. C’est à partir de ce constat qu’il décide d’utiliser le titane en chirurgie osseuse.

Le concept d’ostéointégration a été défini comme étant une “coaptation directe anatomique et fonctionnelle entre l’os vivant et la surface implantaire”. Branemark a ainsi montré qu’un implant en titane peut s’intégrer à l’os de façon permanente, c’est à dire que l’os vivant peut fusionner à la couche d’oxyde de titane de l’implant de sorte que les deux ne puissent être séparés sans fracture de cette interface.

Dans les années 80, les pré-requis pour l’obtention de l’ostéointégration et son maintien à long terme sont contraignants et font figure de dogme (mise en nourrice de l’implant, cicatrisation de 3 à 6 mois, conditions d’asepsie similaires à celle d’un bloc opératoire…).

L’évolution de nos connaissances sur la biologie de la cicatrisation, la modification de la forme et des états de surfaces implantaires, les protocoles chirurgicaux et les procédures de stérilisation ont permis de rendre la plupart de ces prérequis obsolètes.

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